Silkke démocratise la création d’avatars numériques

Disputer une partie de tennis virtuelle, évoluer dans un jeu de rôle, faire vivre une messagerie instantanée ou réussir un saut périlleux… avec un avatar réaliste, un clone numérique qui vous ressemble. C’est la proposition de Silkke, la start-up nantaise qui vient de dévoiler à Roland-Garros sa capsule de création d’avatars articulés. Cette cabine mobile démontable a demandé quatre ans de développement « dans le plus grand secret », précise Edouard Deslandes, PDG fondateur de la société qui a levé 800.000 euros pour cette phase. Une autre augmentation de capital de 500.000 euros est en cours. Le principe ? Une centaine de capteurs photographiques, déclenchés simultanément, scannent la personne en moins d’une seconde. Un traitement en postproduction crée automatiquement l’articulation, donnant à la copie numérique la faculté de se mouvoir. Cette technologie était jusqu’à présent l’apanage de coûteux studios, souligne Edouard Deslandes qui entend la démocratiser en louant ses cabines dans les parcs d’attractions, les centres commerciaux, les aéroports… « Une cinquantaine de grands comptes ont déjà manifesté leur intérêt pour la technologie », précise-t-il. Avec une capacité de scanner 60 personnes à l’heure, Silkke veut « créer la plus grande base d’avatars au monde « . Mais ces figures « sont la propriété exclusive de chaque utilisateur », précise Edouard Deslandes qui entend aussi fournir « l’infrastructure, les applications, jeux et univers virtuels » dans lesquels ces copies pourront évoluer. Il compte aussi ouvrir sa plate-forme « à tous les développeurs pour leur permettre de créer des applications compatibles avec les avatars « . La société vise une capacité de production d’une centaine de cabines en 2017, avec des partenaires industriels à Angers et à Dubaï.

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1 février 2017